Dans sa dernière 545ᵉ lettre hebdomadaire, l'observatoire du football du CIES dresse un constat édifiant sur la précarité du poste d'entraîneur à travers le monde : 65,2 % des équipes des 55 championnats analysés ont changé au moins une fois d'entraîneur au cours de la dernière année. Autrement dit, deux tiers des entraîneurs actuellement en poste occupent leur fonction depuis moins d'une saison. Au sommet de ce classement de l'instabilité se trouve la première division chypriote où 100 % des équipes ont changé d’entraîneur lors des 365 derniers jours (14 sur 14)… Contre seulement 18,8 % dans l'élite norvégienne (3 sur 16) à l'autre extrémité. Du côté des cinq grands championnats européens, la Liga et la Premier League se distinguent comme les championnats offrant le plus de stabilité aux entraîneurs, avec seulement 60% de leurs techniciens en poste depuis plus d'un an et des durées moyennes de mandat respectives de 29,1 et 27,8 mois. À l'opposé, la Serie A affiche un taux de renouvellement élevé en Europe, puisque 15 entraîneurs sur 20 sont en poste depuis moins d'un an. Et en France ? 1 coach sur 2 exerce depuis plus de 365 jours sur un banc de Ligue 1, avec une durée moyenne de 17,1 mois (22 mois en Ligue 2). Avec ses 44 mois à la tête de l'AJ Auxerre, Christophe Pélissier, le doyen de l'élite, fait gonfler les stats.

