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Entre gestion de la pression temporelle et des CPA, le sélectionneur d'Haïti lors de la Coupe du Monde livre son analyse d'une compétition vécue au plus près du terrain.
Ancien sélectionneur du Kenya, du Congo et de la Guinée Equatoriale, Sébastien Migné a écrit l'une des belles histoires du Mondial 2026 en qualifiant Haïti pour la première fois depuis 1974. Malgré trois défaites, les Grenadiers n'ont pas démérité contre l'Écosse (0-1), le Brésil (0-3) et le Maroc (2-4) sous les ordres de celui qui vient de s'engager avec le Gabon. L'occasion de faire un bilan sur les enseignements à tirer de la compétition planétaire.
Quel est le principal enseignement tactique que vous retenez de cette compétition ?
Une approche globalement plus pragmatique des équipes, au détriment parfois du beau jeu. À part l'Espagne, qui a remporté la compétition en restant fidèle à son ADN et à ses idées, je trouve qu'il y avait moins de diversité tactique qu'au Qatar. Ce qui m'a le plus frappé, c'est l'intensité des pressings : des équipes comme l'Écosse, le Brésil ou le Maroc s'y sont toutes converties avec une force remarquable, ce qui implique d'accepter d'évoluer en marquage individuel dans toutes les zones du terrain.
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