"Les risques de blessures des jeunes footballeurs dépendent davantage de leur maturité biologique que de leur âge chronologique." Voici l’enseignement majeur de l’étude internationale menée par des médecins du FC Barcelone pendant trois saisons sur 354 joueurs, âgés de 7 à 18 ans, et dont les résultats démontrent que deux joueurs évoluant en U15 peuvent présenter des profils de risque très différents selon leur stade de développement pubertaire. "Les joueurs biologiquement plus matures sont en effet davantage exposés aux lésions musculaires, aux entorses articulaires et aux atteintes tendineuses", indiquent les médecins catalans. Les catégories U14 à U16 sont d'ailleurs identifiées comme étant des périodes de vulnérabilité maximale car c'est à cet âge que les structures osseuses, musculaires et tendineuses évoluent rapidement alors même que l’intensité des entraînements augmente et que le volume compétitif s’élève. Cette recherche partagée par le "Barça Innovation Hub" fait donc émerger trois pistes de prévention concrètes à destination des éducateurs, préparateurs physiques et responsables de formation : "Individualiser les charges de travail en fonction du stade de la maturité biologique de ses joueurs, redoubler de vigilance lors de leurs pics de croissance et adapter les contenus athlétiques des joueurs précoces."


Une étude menée par des médecins du FC Barcelone, démontre un lien clair entre la maturité biologique et le risque de blessure des jeunes footballeurs / ©Barça Innovation Hub