"Réaliser des prélèvements salivaires sur deux équipes U21 belges, avant et après une séance de 2 h 30 ". Voici le travail réalisé par une équipe de chercheurs de l'hôpital universitaire de Gand, dont l'étude sur 36 joueurs vient de paraître. Pour quelles observations ? Une explosion du Cortisol (marqueur du stress physiologique), une hausse de l'Ammonium (indicateur direct de la fatigue métabolique) et une modification des électrolytes (le taux de sodium augmente, signe d'une modification de l'équilibre minéral) après l'effort. L’entraînement modifie donc radicalement la chimie de la bouche et peut révéler des indicateurs précieux sur l'état de stress et de fatigue des athlètes, ouvrant des pistes sur l'utilisation de la salive comme outil de monitoring. Un test salivaire rapide pourrait en effet alerter facilement d'un état de surentraînement et permettre de mieux équilibrer la charge sur le reste de la semaine. L'étude belge met en lumière un phénomène plus inquiétant : la santé bucco-dentaire dégradée (caries, usure de l'émail, inflammations des gencives) des jeunes footballeurs observés. Une donnée à ne pas prendre à la légère lorsqu'on sait qu’une infection dentaire peut libérer des bactéries dans le sang qui augmentent le risque de blessures musculaires.


"Un test salivaire pourrait alerter facilement d'un état de surentraînement et permettre de mieux équilibrer la charge sur le reste de la semaine" / ©Istock