"Promouvoir l'égalité des chances !" Voici l'objectif de la FIFA, qui vient d'adopter une nouvelle réglementation obligeant chaque équipe engagée dans ses compétitions féminines à compter "une entraîneure principale et/ou au moins une entraîneure assistante, un membre du staff médical et deux des officiels présents sur le banc, qui soient des femmes". La mesure entrera en vigueur dès cette année lors des Coupes du monde féminines U17 et U20 et de la Women’s Champions Cup, avant de s’appliquer à l’ensemble des tournois FIFA, chez les jeunes comme chez les seniors, en clubs comme en sélections. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à corriger un déséquilibre toujours marqué dans l’encadrement du football féminin. "Il n’y a tout simplement pas assez de femmes dans le coaching aujourd’hui", a rappelé Jill Ellis, la directrice du football de la FIFA, qui appelle à créer davantage d’opportunités et plus de visibilité pour les techniciennes sur les bancs. Lors du Mondial féminin 2023, seules 12 des 32 sélectionneuses étaient des femmes et l'institution espère voir ce nombre évoluer lors de la prochaine Coupe du monde au Brésil, en 2027.
Carla Ward, sélectionneuse de la République d'Irlande (à droite) et son adjointe, aux côtés d'Emma Hayes, la sélectionneuse des États-Unis (au centre) lors d'un match amical entre les deux nations / ©Icon Sport