Un gardien de but a deux fois plus DE risques (13 % contre seulement 6 %) de subir une commotion cérébrale qu'un joueur de champs / ©Icon Sport

Une grande étude américaine menée sur cinq ans et portant sur plus de 800 000 blessures démontre que, de par la spécificité de son poste, un gardien court des risques physiques bien distincts de ceux des autres joueurs aux membres supérieurs comme les poignets et les doigts. Jusque là, pas de surprise. Le chiffre le plus marquant partagé par les chercheurs concerne les commotions cérébrales : un gardien a deux fois plus risques d'en subir (13 % contre seulement 6 %). L'étude montre également que la nature des risques varie fortement selon l'âge des pratiquants. De 6 à 11 ans, les blessures surviennent surtout en recevant le ballon, ce qui entraîne des fractures des doigts et des poignets. Chez les adolescents de 12 à 17 ans, les chocs et les collisions provoquent une explosion des commotions cérébrales. Enfin, chez les adultes, ce sont les impacts violents au sol lors des plongeons qui entraînent le plus de luxations articulaires. Face à ce constat, les chercheurs encouragent les éducateurs à sensibiliser leurs joueurs et faire évoluer le contenu des séances : "À l'école de foot, la priorité doit être donnée au renforcement des poignets et à l'apprentissage de la bonne technique de blocage pour amortir l'impact du ballon. Dès la catégorie U13, il devient essentiel d'intégrer un travail spécifique sur la technique de chute pour apprendre à protéger la tête et les articulations lors des plongeons. Enfin, les clubs doivent former leurs staffs au protocole commotion afin de savoir réagir immédiatement en cas de choc crânien".