91 % des joueuses et 97 % des membres de staff estiment que le cycle menstruel influence la performance sportive /©Icon Sport

C'est l'un des paradoxes les plus révélateurs d'une étude qui vient d’être publiée dans Science and Medicine in Football (Elliott-Sale, Clausen, Bloomfield) : 91 % des joueuses et 97 % des membres de staff estiment que le cycle menstruel influence la performance sportive. Pourtant, l'expertise réelle sur le sujet, elle, fait défaut dans les deux groupes… Menée auprès de 320 joueuses et 46 techniciens du haut niveau européen (via questionnaire et entretiens semi-directifs), l’enquête révèle des scores de connaissances théoriques inquiétants : seulement 39 % de bonnes réponses pour les joueuses et 47 % pour le staff. Le tableau est identique concernant l’usage des contraceptifs hormonaux (utilisés par 26 % de l'effectif) : une majorité s'accorde sur leur impact potentiel, mais une minorité dispose des leviers scientifiques pour agir en conséquence. Pour les chercheurs, savoir que le cycle menstruel a un impact sur la performance, sans disposer des connaissances pour en tenir compte concrètement dans la planification des charges, la récupération ou le management, est inquiétant. Cette étude incite donc les staffs et les joueuses à se former pour transformer ce "ressenti" en un véritable levier de santé et de compétitivité.

 

-> Pour aller plus loin : Cycles menstruels : comment limiter leur impact sur la performance ?