L'analyse réalisée par Stuart Reid révèle que 3,6 attaquants se trouvent dans les 5,50 m en moyenne en Premier League, contre seulement 1,6 en Ligue 1 et Ligue 2 / ©Icon Sport

Stuart Reid, consultant expert en phases arrêtées, vient de lever le voile sur une disparité tactique frappante : sur corner rentrant, les clubs français occupent beaucoup moins la surface de but que leurs voisins européens. Choix délibéré ou déficit d’agressivité ? L'analyse de la donnée réalisée par le technicien britannique révèle en tout cas un écart notable entre l’Angleterre et nos championnats nationaux : 3,6 attaquants dans les 5,50 m en moyenne en Premier League, contre seulement 1,6 en Ligue 1 et Ligue 2. Cet écart de deux joueurs place la France en queue de peloton européen, loin derrière les championnats allemands, suédois, tchèques ou norvégiens qui misent, eux aussi, sur une densité massive pour asphyxier le gardien adverse. "Si la corrélation entre le nombre de joueurs devant le but et l’efficacité n’est pas automatique, un constat s’impose : la L1 et la L2 sont les ligues où l’on marque le moins sur corner, et celles où l’on place le moins de monde au contact direct", analyse le conseiller du FC Kaiserslautern (Bundesliga 2) et du CD Castellón (Liga 2). "Le dogme actuel en France semble privilégier les courses d'élan et la créativité plutôt que l'occupation fixe", poursuit celui pour qui ces données représentent avant tout une opportunité : "Je pense que c'est une aubaine pour une équipe qui déciderait d'investir massivement dans ce domaine ; elle pourrait s'offrir un avantage compétitif immédiat". 

 

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